La direction s’attaque aux conventions collectives des salariés du Figaro

cgt-figaroLors du comité d’entreprise du 30 janvier, Marc Feuillée a dévoilé ses objectifs pour 2017: changer la convention collective pour les cadres et les employés.

 

“Création d’un centre de services partagés” ou CSP. C’est par cette simple phrase à l’ordre du jour du comité d’entreprise que Marc Feuillée a décidé de programmer la fin des conventions collectives de la PQN pour les cadres et les employés du Figaro.

 

Six ans après l’harmonisation des statuts entre les sociétés éditrices du groupe (SGF, AGPI et API), Marc Feuillée a indiqué vouloir créer une nouvelle société, filiale de la Société du Figaro, qui serait destinée à accueillir les futurs embauchés, cadres et employés du groupe. Notamment ceux des services transverses du groupe : juridique, RH, services généraux,  informatique, finances…

 

Il a ensuite précisé la convention collective qui pourrait, selon lui, servir de socle social à ces salariés : la convention Syntec, applicable au personnel des Bureaux d’Études Techniques, des Cabinets d’Ingénieurs-Conseils et des Sociétés de Conseils. Une convention collective bien éloignée du monde de la presse et surtout réputée pour être à peine supérieure au Code du Travail.
Marc Feuillée propose donc de revenir à un système où deux salariés qui effectuent le même travail soient dotés d’un statut différent. Par statut, il s’agit bien sur de la rémunération, mais aussi du temps de travail, des congés (retour à 5 semaines de congés et 4 jours supplémentaires selon l’ancienneté), de la prévoyance, de la mutuelle.

 

Aucun argument économique n’a été avancé par Marc Feuillée pour justifier une telle proposition. Juste, peut être, une posture idéologique.

 

Pour sa part, la CGT n’entend pas brader les conventions collectives au Figaro !!

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